MAURITANIE - AOUT 2002
L'été n'est pas la meilleur époque pour un voyage dans ce pays (chaud, chaud, chaud).
Mais l'occasion s'est présentée
et nous en avons profité. Un mois de découverte d'un pays surprenant et très beau.
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Pour un aperçu du trajet dans sa globalité, cliquez sur l'image de la carte ci-contre.
Les principaux points de passage de notre itinéraire :
Nouadhibou, Choum, Atar, Chinguetti par la passe d'Amogjar, Ouadane, le Guelb Er Richat, l'oasis de Terjit,
les gueltas d'Amazmaz et l'Erg Amatlich par la passe de Tifoujar, Akjoujt, Bennichab, Tiouilit, Nouakchott, et retour à Nouadhibou
et remontée le long de la côte par la plage, Nouamghar et le parc du Banc d'Arguin.
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INDEX
• AVANT LE DEPART
• PARIS ALGECIRAS
• ALGECIRAS DAKHLA
• DAKHLA NOUADHIBOU
• NOUADHIBOU CHOUM ATAR
• BOUCLE ATAR OUADANE ATAR
• ATAR NOUAKCHOTT
• NOUAKCHOTT NOUADHIBOU
• REMONTEE
• REFERENCES
AVANT LE DEPART
Les préparatifs nous ont occupé durant plusieurs mois, avec entre autres comme tâches (j'en oublie certainement): révision des amortisseurs du Toy et des freins, montage des pneus piste, installation des jerricans d'eau et d'essence dans le véhicule, aménagement intérieur du véhicule pour les bivouacs (lit et caisses de rangement), installation d'un préfiltre à gasoil, dernière révision de principe au garage, création et impression des roadbooks, achats pour la nourriture, réservation des billets bateau, etc... Le jour J approche enfin, un dernier parcours rapide de la checklist et nous sommes prêt à partir.
PARIS - ALGECIRAS
Jeudi 25 et Vendredi 26 Juillet 2002. Environ 2000 kms – Autoroute et Voies rapides.
Nous sommes parti de Rochefort en Yvelines le mercredi 24 juillet vers 19h00. Arrêt au petit matin quelques heures pour dormir (un peu) sur une aire de repos au nord de l’Espagne près de BURGOS. Consommation du véhicule sur autoroute à 130 kilomètres/heure : environ 20 litres aux 100 kms. Il faut avouer que nous sommes chargés et que la galerie n'arrange pas les choses. 1900 kilomètres jusqu’à ALGECIRAS. Gasoil généralement à 0.8 €uros le litre. Le véhicule peine un peu dans les montées (tout est relatif) mais se comporte sainement. Environ 80 €uros de péages de Paris au sud de l'Espagne (sous réserve que je n’en oublie pas).
Arrivée à l’hôtel à Algeciras le jeudi soir vers 18h00. Hôtel GUADA CORTE PARK. Très bel hôtel ****. Confort. Nous profitons de la piscine durant une journée de repos car nous sommes en avance, la traversée bateau étant prévue pour samedi matin. Les autres participants nous rejoignent vendredi après midi. Récupération des billets bateaux à ALGECIRAS le jeudi soir : billets de la COMANAV (Compagnie Marocaine de Navigation) ALGECIRAS – TANGER, billets Open, 237 €uros aller retour pour 1 véhicule (71.90 €) et deux passagers (23.30 €). Nous profitons d'être sur place pour réserver trois chambres dans le même hôtel pour les dates prévues pour le retour.
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ALGECIRAS - DAKHLA
Le groupe de trois véhicules, 6 personnes est réuni. Deux TOYOTA HDJ 100 et un ISUZU TROOPER. Lever tôt le matin pour tenter d'attraper le premier bateau. Petit problème à l’embarquement à Algeciras, en passant en parallèle à différents postes d'embarquement, nous voici enregistrés sur des bateaux différents. Palabres sur le port, aller-retour au poste de contrôle. L’affaire est finalement arrangée, mais nous partirons sur le bateau suivant, deux heures plus tard.
Beaucoup de monde en transit en cette période de congés pour les Marocains résidants à l’étranger. Les bateaux sont nombreux à faire la traversée, le port ressemble à une fourmillière avec tous les employés saisonniers.
Formalités de police et enregistrement du véhicule pour la douane sur le bateau. C'est vraiment pratique. Débarquement à Tanger. Parmi les premiers à quitter le bateau, la sortie du port est expédiée en quelques minutes, jamais douane en Afrique n'a été plus rapide que cette fois ci. Le soleil est là. En route pour Marrakech. Autoroute (à péages), attention les radars, jusqu'à Casablanca. Pas vraiment l'impression d'avoir quitté l'Europe jusqu'ici. Essence aux environs de 5.70 Dhirams le litre au MAROC. La première station après LARACHE dans le sens TANGER RABAT facture cependant le gasoil à 7 DH le litre. Comme par hasard, le cours de change de l’Euro tombe pile ! 10 dirham pour 1 Euro.
Petite erreur à l’arrivée sur CASABLANCA par l’autouroute venant de RABAT, nous avons suivi les premières indications "MARRAKECH / Aéroport Mohamed V", qui malheureusement vous mettent sur une petite route bien encombrée alors qu’il existe maintenant une autoroute directe entre CASABLANCA et SETTAT. Pour rejoindre Marrakech en venant du nord, il semble que ce soit plus efficace de poursuivre sur la voie rapide dans Casablanca jusqu’au point WP0699 (N 33° 32' 51" W 7° 38' 33").
Première étape marocaine à Marrakech. Nous n’avons pas réservé d’hôtel. Après avoir tourné dans le centre ville (circulation pas facile, il faut vraiment se mettre à la conduite locale), nous finissons dans un petit hôtel de la nouvelle Medina. Occasion de manger dans une petite gargotte locale. Cette fois ci, nous ne sommes pas venus à Marrakech pour visiter les lieux touristiques. 2412 kilomètres de notre départ jusqu’à Marrakech.
Le lendemain, reprise de la route direction Agadir, Tiznit, Guelmim. Nous n’avons été arrêté par aucun contrôle de gendarmerie ou police sur la route dans le nord du Maroc. Premier contrôle au nord de Tan Tan, à l'embouchure de l'oued Draa. Les contrôles se succèderont alors tout au long du trajet jusqu'à la frontière mauritanienne. Le principe est toujours le même, mais la façon de noter les informations varie d'un contrôle à l'autre. Pour certains, c'est à la main sur cahier, pour d'autres, à la machine, pour d'autres enfin, les fiches préparées avant le départ s'avèrent suffisantes.
Premières grosses chaleurs sur cette étape entre Tiznit et Tan Tan, et en particulier à Guelmim. Un vent chaud, étouffant, qui nous saisit lorsque nous quittons la climatisation du véhicule pour un arrêt café, sous un ciel couvert de brume et de vent de sable. Premières stations essence à un prix détaxé avant Tarfaya. Nous avons rejoint ce jour là Tarfaya à la nuit tombée. Nous poursuivons encore pour passer voir le camping au « Roi Bédoin », quelques kilomètres après Daoura, piste à droite indiquée par un panneau. Le camping était malheureusement fermé. Bon accueil cependant des patrons qui rentraient juste d’Agadir en même temps que nous. Nous sommes arrivés assez tard à l’étape (20h30). Il faisait nuit. Un vent assez fort n'a pas rendu la soirée très agréable. Les sanitaires sont propres et accueillants. Eau saumâtre pour les douches (nous sommes prêt de la mer).
Le matin, le vent s'est un peu calmé et le temps semble plus clair. Grande ligne droite très roulante pour rejoindre Laayoune. Sur les conseils de J.F.Lorne et de Luc du camping Le Roi Bedoin, nous surveillons notre compteur de vitesse pour toute la traversée de laayoune, les radars y étant réputés difficiles à négocier. Nous traversons l'oued par le barage Est, petit détour mais vue sympa sur la retenue d'eau. Après Laayoune, certaines parties de route sont ensablées, attention aux engins de chantier qui déplacent le sable pour libérer le passage. Route assez monotone, malgré de très belles falaises avec vue sur la mer lorsque la route s'approche de la côte. Surprise de se retrouver noyés dans un épais brouillard à plusieurs reprises en pleine journée, en été, avec une température qui grimpe sans soucis entre 35° et 40°.
Les contrôles de gendarmerie et police à l'entrée ou la sortie des villes sont systématiques vers le sud
à partir de Tan-Tan.
Parfois les fiches d'information préparées avant le départ
sont efficaces et permettent de gagner du temps, mais d'autres fois les gendarmes ne veulent rien savoir et
relèvent consciencieusement les informations de chaque voyageur sur un cahier à partir des passeports.
Pause déjeuner en bord de mer une quinzaine de kilomètres après Boudjour.
La route varie peu entre falaises au dessus de la mer et quelques traversées de sebkha.
Nous arrivons près de Dakhla en fin d'après midi, le temps s'est dégagé.
Petite erreur sur le tracé et le kilomètrage de la carte Michelin
concernant la séparation de la route pour Dakhla de celle qui continue vers Nouadhibou, affichée sur la carte
Michelin plus au nord qu'elle n'est réellement.
A nouveau, contrôles de gendarmerie à la bifurcation pour la presqu'ile de Dakhla particulièrement pointilleux,
avec cette fois saisie des informations sur une machine à écrire avec carbone en plusieurs exemplaires,
qui nous prendra plus d'une demi-heure.
La route qui traverse la presqu'ile jusqu'à Dakhla est très belle le long de la baie intérieure. Plusieurs
traces sur la sebkha et le sable donnent envie de quitter le goudron, mais attention aux enlisements sur un sol
particulièrement mou et piégeux. Nouveau contrôle de police à l'entrée de Dakhla le temps de voir le soleil se
coucher.
Nous faisons étape ce jour là à l'hôtel Foums sur l'avenue principale (indiqué dans le guide du routard).
Chambres confortables, aspect vieillot. Repas sympatique de poissons du jour. Prix raisonables.
Hôtel indiqué comme regorgeant de représentants de l'ONU mais désert
lors de notre passage (août 2002). Bon service, mais pas d'alcool.
Un nouvel hôtel **** a été construit depuis plus loin au centre ville (près de la banque BMCE)
que nous inogurerons à notre retour.
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DAKHLA - NOUADHIBOU
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Il n'y a plus de démarche administrative particulière à faire à Dakhla pour se rendre en Mauritanie depuis
que les convois militaires pour la route jusqu'à la frontière ont été supprimés (janvier 2002). Vous pouvez vous
rendre directement à la frontière munis uniquement de vos passeports, et la circulation est autorisée hors convois.
Nous reprenons la route le lendemain matin tôt, après tout de même un copieux petit déjeuner à l'hôtel.
Pleins d'essence avant de partir (car peu de stations entre Dakhla et Nouadhibou). Nouveau contrôle de police
en quittant la ville de Dakhla et contrôle de gendarmerie à la bifurcation pour Nouadhibou après la presqu'île.
Consolation agréable, l'essence est détaxée dans tout le sud marocain.
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Contrôle militaire à El Argoub; petite chaîne barrant la route.
Assez simple, ils ne relèvent que la plaque du véhicule et le nombre
de passagers.
Une première station essence à environ 90 kilomètres de la bifurcation Dakhla / Nouadhibou. Dernière station essence
avant le frontière à environ 240 kilomètres (80 kilomètres avant la frontière Maroc / Mauritanie).
Points GPS dans les roadbooks.
Nouveau contrôle militaire 60 kilomètres avant la frontière, avec relevé des plaques et nombre de passagers.
Nous arrivons à la frontière en début d'après midi. Les douanier marocains n'ont pas fini de déjeuner et nous
font patienter un peu le temps de se remettre au travail.
Formalités de passage en douane similaires à celles pratiquées à l'entrée dans le pays par Tanger, si ce n'est la
vérification des plaques d'identification de numéros de série des moteurs des véhicules, et une inspection
un peu plus poussée des chargements. Demandes sans insister de quelques cadeaux. Nous y laissons volontiers
une lampe électrique. Après l'inscription des voyageurs, feuille de sortie du véhicule, et nous voici en route
pour la frontière.
Quelques kilomètres plus loin, dernière barrière militaire au fort de Guerguerat marquant la limite du contrôle
des marocains, même si théoriquement le Maroc se poursuit jusqu'à la pointe Sud de la presqu'île du Cap
Blanc, soit plus de 70 kilomètres plus loin.
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Débute alors le No Man's Land qui sépare le Maroc de la Mauritanie. Zone minée, on nous a bien recommandé de
ne pas quitter les traces visibles. Trois kilomètres de piste défoncée après la frontière marocaine,
nous trouvons l'ancienne
route espagnole, en tout aussi piteux état. Nous l'empruntons et arrivons à la douane mauritanienne neuf kilomètres
plus loin. Selon les dernières informations (août 2003), une route est en cours de construction,
mais n'est pas encore utilisable car elle ne passe pas par l'actuel poste de douane mauritanien. Se renseigner
à ce sujet avant de partir.
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Les formalités d'entrée en Mauritanie nous occupent alors plus d'une heure, mais nous obtenons sans difficulté
les visas et tampons nécessaires, moyennant le paiement des taxes plus ou moins officielles. L'ensemble
des démarches (passeports, autorisation véhicule et visas) nous
coûte environ 60 euros par personne.
Nous retrouvons à la douane Mohamed Artouro qui bien que nous ayons une journée d'avance nous y attend.
Il a comme prévu les papiers d'assurance pour trois semaines pour les véhicules (35 euros
par véhicule plus 10 euros pour sa commission). Plusieurs guides nous sollicitent
pour nous conduire jusqu'à Nouadhibou, mais Artouro (bien qu'il n'ait pas de fonction de guide) se propose
naturellement de nous guider jusqu'à la ville (et de nous héberger en centre de ville dans sa petite auberge).
Après discussion avec les dames du voyage (sensibles aux aspects conforts), nous acceptons de dormir chez Artouro.
Piste classique de la frontière à Nouadhibou, si ce n'est en début de trajet où Artouro coupe très vite
direction Sud Est afin de rejoindre l'ancienne piste Nouadhibou Choum (correpondante à celle indiquée sur les
cartes Michelin). Le soleil se couche et nous esseyons de ne pas trainer. La piste est assez cassante avec
pas mal de pierres séparées par de courts passages sableux. Alain qui roule devant avec Artouro se prend
au jeu de cette première piste et roule à un rythme soutenu. Il crève un pneu lorsque nous rejoignons la voie ferrée
sur un enorme clou/vis d'une dizaine de centimètres de long (première crevaison du voyage).
Le temps de changer la roue, nous arrivons à Nouadhibou de nuit.
Contrôle de gendarmerie (au nord de la baie de l'Etoile) et contrôle de police (au sud de la baie)
avant de rejoindre la ville.
Nous suivons Artouro dans les quelques rues du centre
jusqu'à son auberge. Le temps de rentrer les véhicules dans la cour et de sortir nos affaires pour nous installer pour la
nuit et nous prenons notre premier repas en Mauritanie. Couscous et Tajine agréables sur la terrasse.
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NOUADHIBOU - CHOUM - ATAR
Etant donné les récits de ceux qui ont essayé, nous avons décidé de ne pas prendre le train entre Nouadhibou et
Choum. Je ne peux donner mon avis sur cette aventure que nous n'avons pas entrepris, mais on raconte que
l'embarquement sur le train n'est pas simple, et que le trajet ensuite n'est pas vraiment rassurant, surtout
lorsque l'on reste dans son véhicule. Et puis nous sommes venus pour faire de la piste dans le désert, pas pour
un voyage en train ;-) Tout le monde n'apprécie pas la piste entre Nouadhibou et Atar, moi, je la trouve agréable
et vraiment sympa à réaliser.
La nuit a été difficile à cause de la chaleur, dans les chambres qui ont peu d'aération. Nous ne voulons pas nous
attarder à Nouadhibou, mais il nous faut tout de même attendre que le garagiste à qui nous avons confié la roue
crevée nous la rapporte. Artouro s'occupe pour nous du change des Euros en Ouguyas. Impression de se retrouver
avec un tonne de faux billets ;-) Je me demande à leur état si certains ne sont pas plus agés que moi.
Une fois la roue récupérée, pleins d'essence avant de quitter la ville.
Il fait déjà chaud (et beau) lorsque nous partons (35° à 10h du matin tout de même),
mais c'est encore supportable (proximité de l'océan).
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Après les passages obligés aux contrôles pour quitter la ville, nous remontons vers le nord le long de la voie
ferrée. Parfois d'un côté, parfois de l'autre, plus ou moins proche. Plusieurs pistes parallèles, le principal
étant de ne pas s'éloigner de la voie ferrée pour ne pas suivre une piste repartant vers le Maroc.
Nous croisons alors notre premier passage du fameux train du désert. Bruit assourdissant,
nomades perchés avec leurs animaux (chèvres, moutons et même dromadaires) sur les wagons de minerais,
et longueur
effectivement impressionnante (environ 200 wagons).
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Après quelques kilomètres, nous repassons côté Est de la voie que nous ne retraverserons plus.
En approchant du nord de la baie du lévrier, nous quittons la presqu'île pour descendre dans la baie.
C'est alors plus roulant, mais attention à rester près du bord et sur des traces visibles, car risques
d'enlisement si vous vous engagez sur la sebkha. (et en fonction des marées le terrain peut être recouvert
d'eau par endroits).
Pique nique au nord de la baie après un premier ensablement en essayant de remonter
vers la voie ferrée (dont nous nous sortons rapidement). A ce rythme, nous ne sommes pas arrivés à Atar.
Après avoir longé le nord de la baie, nous la quittons direction plein Nord pour rejoindre la voie ferrée que
nous longerons désormais jusqu'à Choum. A quelques dizaines ou centaines de mètres au Sud de la voie ferrée,
plusieurs pistes parallèles sont assez bien marquées. Les pierres disparaissent peu à peu pour laisser la place
à un terrain sableux plus roulant pour nos 4x4 aux pneus dégonflés. Les bornes kilométriques le long de la voie
ferrée commencent à défiler. Nous esseyons quelques fois de rouler sur la voie ferrée elle même, c'est vraiment
pas le top, à moins de rouler vraiment lentement. La piste est finalement bien plus praticable.
Quelques difficultés pour traverser Bou Lanouar (dernier village important que nous verrons avant Choum).
Il vaut mieux pour ce passage contourner le village plus au Sud si l'on ne veut pas tourner en rond dans les
petites rues ensablées.
Itinéraire varié entre passages de sable, pistes plus ou moins roulantes, quelques petites dunes,
plus ou moins loin de la voie ferrée, jusqu'à hauteur de Tmeimichat. Deux nuits de bivouac.
Nuits très chaudes, avec vent assez fort. Nous avons fait le second bivouac près d'un Guelb super sympa.
Chaque nuit, bruit sourd du passage du train de minerai qui fait vibrer le sol, même à plus d'un kilomètre
de la voie ferrée. A part ces passages de train, nous avons rencontré très peu de circulation sur cette
piste (deux à trois véhicules de locaux croisés ou doublés en deux journées).
Le deuxième jour en fin d'après midi, avant d'arriver à hauteur de Tmeimichat, nous essayons de couper
en hors piste en direction d'Atar. Avec une température extérieure proche de 50°, les premiers ensablements
dans les dunes nous font renoncer à passer au cap à travers l'Erg, et nous revenons près de la voie.
Beau bivouac au pied d'un immense Guelb. Plus calme que la veille, le vent s'est un peu calmé. Toujours très
chaud.
Le lendemain, nous reprenons la piste au sud de la voie ferrée. Derniers passages de zones de dunes.
Peu avant Choum, nous mettons cap au Sud en direction d'Atar. Plusieurs pistes bien marquées et assez roulantes.
Nous croisons quelques campements nomades. Jolie passe d'Aouinat El Mels dans de grosses pierres. A la descente
de l'autre côté, contrôle militaire. Simple et rapide. Une fois dans la vallée, nous ne prenons pas la seconde
passe de Te N Zak mais suivons la vallée vers Azougui. Belle piste de sable entre deux montagnes de pierres.
Très beaux paysages. Traversée de la palmeraie d'Azougui. Plusieurs voitures garées à côté des Zeriba. C'est l'époque
de la récolte des dattes. Nous rejoignons ensuite Atar par le passe de Tarazzi, maintenant goudronnée.
Mais suivie d'une piste en tôle ondulée très désagréable.
Arrivés à Atar nous tournons un peu dans la ville avant de trouver l'hôtel.
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ATAR - CHINGUETTI - OUADANE - ER RICHAT - EL BEYYED - ATAR
La nuit d'hôtel a été confortable avec la climatisation. Les bungalows sont bien agréables, et la nourriture
le soir a été appréciée.
Le matin, quelques courses et pleins d'essence et des jerricans à Atar avant de reprendre la piste.
Jolie piste dans la passe d'Amogjiar, même si le temps est couvert. Il faut toujours très chaud.
Peu avant le haut de la passe, un camion dans l'autre sens est bloqué sur la piste, les locaux
sont en train de remblayer un bout de piste emporté par un oued. Très sympatiques ils nous aménagent
un passage possible entre les pierres et le sable qu'ils sont en train de remblayer en moins de dix minutes.
Visite sur les ruines du tournage de Fort Saganne en haut de la passe. Dernière montée pour arriver sur le
plateau.
Nous nous arrêtons au site de gravures rupestres rendues célèbres par Théodore Monod. Un gardien demande
quelques Ouguiyas pour la visite. Les gravures ne sont ni très belles ni très nombreuses, mais faut pas
mourrir idiot.
Pour rejoindre Chinguetti, nous voulons passer par le sable et la batha. Nous prenons donc la piste principale
bien marquée en sens inverse, vers Atar, jusqu'au dessus de la passe d'Ebnou, et bifurquons alors vers le Sud
par une petite piste peu visible qui serpente au milieu des rochers. Les points donnés par le guide "Mauritanie
au GPS" sont alors bien utiles, et nous rejoignons le lit de l'Oued. Il n'y a plus alors qu'à longer les dunes.
Nous découvrons alors vraiment le sable mauritanien et ses pièges. Sans que rien ne puisse l'indiquer, il perd
par endroit toute portance, stoppant sans prévenir en quelques metres un vehicule lancé à 50 kms/h. On a
l'impression de tomber dans un trou. Chacun de nos véhicules se fait pieger plusieurs fois, malgré les pneus
à 1,2 kg. En général, un coup de sangle d'un véhicule resté "sur le dur" suffit, mais une fois nous voilà les
trois véhicules plantés en même temps. Il nous faudra alors une bonne heure de pelles et plaques pour sortir
de là, à une dizaine de kms à peine de notre destination du jour : Chinguetti. Et pelleter sous 50°, c'est
une expérience à vivre, mais que je ne recommencerais pas pour le plaisir.
A noter avant d'arriver à Chinguetti un superbe puits en pierres à ras du sol, eau à moins d'une dizaine de
mètres. Avec la température extérieure, l'eau nous semble très fraîche.
Nous arrivons en milieu d'après-midi à Chinguetti. Après avoir posé nos affaires à l'auberge, c'est
l'occasion de faire un tour dans la vieille ville et ses fameuses bibliothèques, qui renferment aussi
pour la plupart quelques vieux objets de la vie des nomades. Par contre la vieille ville tombe vraiment
en ruine, seule la mosquée semble encore maintenue en état. Joli coucher de soleil sur la ville.
Repas simple mais bon à l'auberge. A cause de la chaleur, nous ne restons pas dans les chambres
et nous installons sur la terrasse de l'Auberge. De gros lezards avec des ventouses impressionnantes
nous tiennent compagnie. Etant donné qu'ils se nourrissent essentiellement de moustique, leur présence
nous est utile, même si nous subirons quand même plusieurs piqûres dans la nuit.
Départ le lendemain pour Ouadane. Excepté le passage au Nord des monts Herrour, peut être fait pratiquement
en prenant le cap de Ouadane dès le départ de Chinguetti.
A ce sujet, le site sahara-overland signale que certaines passes dans les monts Herrour seraient minées.
Je n'ai pas eu de confirmation à ce sujet et ne connaît pas la source de cette information, mais si vous allez
trainer vos pneus dans le coin, soyez prudent. Plusieurs pistes sont cependant utilisées par les locaux pour
rejoindre les Oasis à l'Est.
Le terrain se compose d'une succession de belles étendues de sables, au bord des
grandes dunes de l'Erg Ouarane que l'on laisse sur la droite. Quelques zeribas. Quasiment pas de traces
visibles sur ce sol, le dernier vent les ayant effacé. Aujourd'hui il fait beau, la luminosité au milieu
de la journée est telle qu'il devient difficile de voir les obstacles, mais nous rejoingnons Ouadane
sans difficultés, et sans savoir pourquoi sans ensablement. Tant mieux.
A Ouadane, le temps de monter au centre de la ville nouvelle pour trouver du pain frais pour les prochains
bivouacs et nous reprenons notre route dans l'oued vers l'Ouest en direction du Guelb Er Richat.
Juste après Ouadane, nous essyons de trouver les gravures rupestres dont il est fait mention dans le guide
de Cyril et Sylvie mais sans succès. Nous ne devons pas être fait pour cela. Peu avant l'entrée
par le Sud dans le Guelb Er Richat, rencontre avec quelques nomades. Un peu de troc.
Cap au Nord pour traverser le Guelb. Paysages superbes au passage des différents "anneaux".
Arrivée au centre par une petite montée de sable, un panneau "Auberge" mais personne en vue, et une
zeriba, surement destinée à recevoir quelques touristes pour un bivouac façon locale.
Nous recherchons ensuite l'arbre Monod, à quelques kilomètres à l'Est du centre du Guelb.
La pancarte a disparu, mais l'arbre est toujours vivant, au
début d'un petit bosquet d'accacias.
Sa forme est bien reconnaissable en comparaison d'une photo de Theodore Monod devant cet arbre, où il
a effectué plusieurs pauses au départ ou au retour de ses longues méharées.
Nous rejoignons ensuite les traces d'une petite piste qui permet de quitter le cirque par le Nord.
Superbes vues encore à la traversée des différents cols. Un belle dune aux pentes abruptes coupe la dernière sortie, mais
un peu de trial permet de passer à la limite entre le sable et les pierres.
Au nord du cirque, c'est un reg de cailloux qui nous attend. La piste devient vite monotone, on
n'aperçoit que le même terrain de pierres brunes dans toutes les directions et l'on avance au pas.
Arrivés à une fourche, j'hésite entre deux traces peu visibles, et prend finalement à droite.
Mauvaise pioche, après une dizaine de kilomètres cette piste quitte la cap au Nord que l'on suivait
et oblique clairement vers l'Est, certainement pour rejoindre El Ghallaouiya sans passer par le cirque d'El Beyyed.
Le soleil descend, il est temps pour nous de bivouaquer. On se trouve un petit espace sans trop de grosses pierres
et on se pose. Le vent s'est un peu calmé, mais la température ne veut pas descendre en dessous de 40°.
Repas les pieds dans une petite cuvette d'eau, et arrosage régulier au pulvérisateur de jardin pour se raffraichir.
Le lendemain, retour sur nos pas jusqu'à la fourche pour prendre l'autre piste en direction d'El Beyyed.
Encore 20 kilomètres de cailloux pour arriver jusqu'au Nord du dhar et la Passe de Thnaye.
Commence alors une descente
impressionnante en première courte, les amortisseurs couinent à chaque pierre.
Nomades et troupeaux de chèvres, moutons et dromadaires aux puits. Tombes.
Nous rejoignons au Nord du cirque d'El Beyyed la piste souvent utilisée par le Dakar (après la traversée
Nord Sud de l'Erg Makteir), empruntée encore par le rallye cette année-ci. Nous retrouvons alors
un terrain bien roulant essentiellement sur du sable pour les 80 premiers kilomètres, puis
la longue traversée de la sebkha Chemcham, avec pour unique obstable une sorte de digue naturelle
qui la coupe en son milieu. Ceux qui souhaitent se lacher peuvent libérer les chevaux. Attention
cependant à quelques cassures créées par les ravinements après les pluies, on se laisse vite
griser par la vitesse, mais on n'a pas non plus les véhicules du Dakar pour encaisser...
En arrivant au bout de la sebkha, le temps se gâte sérieusement. L'horizon est noir, le vent
forcit, et tout d'un coup, le miracle, la pluie ! De belles gouttes d'eau. En 5 minutes, la
température extérieure baisse de 20° pour revenir à des nivaux appréciables. Malheureusement
cela ne dure pas longtemps, et c'est une sacrée tempête de sable qui nous entoure. Visibilité
de 10 à 20 mètres. Heureusement c'est plat et sans obstables, on poursuit donc notre chemin
au GPS à petite vitesse. Nous regagnons Atar sans trop de difficultés et décidons de retourner
au même hôtel près de l'aéroport. Bonne douche et bonne cuisine. Repos mérité.
Après cette première boucle autour d'Atar, nous reprenons la route vers Terjit. C'est vrai,
surtout en pleine chaleur de l'été, cet oasis se révèle particulièrement agréable et mérite
sa réputation. Petite visite
tranquille. Source qui jaillit de la roche et coule entre les palmiers.
C'est l'époque de la récolte des dattes. Beaucoup de mauritaniens ont quitté
la ville et sont venus à l'Oasis pour l'occasion. Reprise de la piste, montée en haut de la
passe de N'Tourvine. Nous n'avons pas prévu de poursuivre jusqu'à Oujeft, et
souhaitons rejoindre ensuite la passe de Tifoujar. A mi chemin dans la redescente de la
passe de N'Tourvine, nous remarquons sur la gauche un passage permettant de descendre dans
la gorge.
D'après les cartes IGN, il doit être possible ensuite de passer entre le Guelb Tijjem et le
dhar El Kfeifir pour rejoindre l'oued El Abiod. Nous tentons donc le passage.
Pause déjeuner en bas des gorges, et jolie petite au fond de la gorge coincée entre
montagne et dunes qui nous amène sans encombres à l'oued El Abiod. Les pommiers
de Sodome sont en fleur dans l'oued. Terrain de sable qui devient de plus en
plus mou. Avant d'attaquer la montée de la passe de Tifoujar, nous dégonflons
un peu plus les pneus. Les quelques kilomètres de la montée se passent sans
difficultés, mais en courte et avec un régime moteur assez élevé. La température
d'eau de l'Isuzu Trooper s'élève durant l'ascension. Sur le Toyota HDJ 100,
pour la première fois, en haut de la passe la climatisation se déconnecte, elle
ne peut plus suivre. Au milieu de la journée en août la température extérieure ici est proche
des 58°. Le dernier passage monte raid, mais la piste a été bien refaite, balisée par
des pierres sur le bord. Après 10 kilomètres de reg pierreux sur le dhar, nous arrivons
à El Gleitat où nous retrouvons le sable de l'oued El Hammam. Quelques villages traversés, piste
sans difficultés jusqu'aux puits d'Amazmaz. D'ici nous cherchons un peu
avant de trouver la piste qui permet de rejoindre les gueltas d'Amazmaz.
La plus mauvaise que je n'ai jamais suivi en Mauritanie (et même ailleurs).
Plusieurs passages en première à sauter d'une pierre sur l'autre.
5 kilomètres seulement, mais près d'une demi-heure pour les parcourir. Cette piste
ne semble plus utilisée, même par les nomades. Arrivée en fin de journée aux gueltas.
Sur les trois, une seule est en eau. Personne alentours. Le ciel est menançant.
Nous plantons le bivouac sous le vent, avec quelques gouttes de pluies, des grondements
de tonnerre et des éclairs secs. Nous ne sommes pas restés à l'endroit encaissé
au cas où l'oued se remplirait. Mais les quelques goutes qui tombent arrivent
à peine à humidifier le sable, et la température reste élevée. Je me réveille au milieu
de la nuit pour voir encore 36° au thermomètre de la voiture.
Le lendemain retour aux puits d'Amazmaz par la même piste de grosses pierres. Petite
traversée de dunes et nous attaquons un grand plateau pour rejoindre l'Erg Amatlich.
Le vent devient violent et à l'approche de l'Erg, le sable réduit la visibilité à quelques mètres et rend notre navigation difficile.
Il faut en permanence chercher un passage
à travers de petites dunettes. Cela est facile par beau temps, mais aujourd'hui la visibilité réduite et la chaleur rendent toute reconnaissance
à pied insupportable. Nous traversons un assez long
couloir tout plat sur une vingtaine de kilomètres, nommé Aftout Ichidadene sur les cartes IGN. A l'approche de l'Erg Amatlich, nous cherchons un passage pour le traverser au niveau du Foum Tizigui.
Le PC n'est pas branché dans la voiture et seuls les points GPS du guide
"Mauritanie au GPS"
nous servent de repère.
Après plusieurs ensablements dans les dunes à l'approche de l'Erg, et après avoir longé l'Erg qui nous barre le chemin sur environ deux kilomètres,
nous renonçons à passer.
C'est avec regret, et pour la première fois sur ce voyage, que nous faisons demi-tour et reprenons le chemin d'Atar. Plusieurs facteurs font que cette
décision est la plus raisonable : la chaleur (+50°), le vent de sable et la visibilité quasi nulle, la climatisation en panne de l'un des véhicules qui
rend le voyage difficilement supportable au pilote et passager, obligés en plus à rouler vitres fermées.
Demi-tour donc et plateau dans l'autre sens. Dans les dunes à l'Est du plateau, je ne reprend pas le même chemin et m'engage dans un passage
où je me retrouve ensablé, mais coincé entre les rochers. Il faudra là sortir toutes les sangles à notre disposition (6 sangles) pour que
l'un des véhicules restés en arrière puisse me sortir de ce mauvais pas.
Retour vers Atar par la passe de Tiffoujar sans problème. Au contrôle de gendarmerie à l'arrivée sur la route
30 kilomètres au Sud d'Atar, un petit mot du gendarme
qui nous demande d'où l'on vient dans cet état : "Vous ne pouvez pas aller en ville comme ça, vous êtes pleins de poussière" et un grand éclat de rire ;-).
Nous sommes content de retrouver pour la troisième fois ce soir là le même hôtel à Atar.
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ATAR - AKJOUJT - TIOUILIT - NOUAKCHOTT
Le lendemain, le vent s'est calmé. Nous prenons la route d'Atar à Akjoujt. Quelques courses et pleins d'essence.
Environ 20 kilomètres au Sud d'Akjoujt, début de la piste pour Bennichab. Terrain plat et roulant.
Bennichab, un grand jet d'eau qui sort d'un puits. La piste de Bennichab à Akjoujt est également très roulante
et longe les dunes. Peu marquée par endroits mais sans difficultés. Quelques boucles ou détours pour contourner
les principales dunes.
Le sol est rempli par endroits de fragments de coquillages.
Arrivée sur Akjoujt au bord de l'Océan en milieu d'après midi. Nous roulons sur la plage vers le Sud en direction
de Nouakchott. Epave sur la plage, barques de pêcheurs. Sur une portion de plage qui nous semble assez éloignée
du dernier village nous nous arrêtons pour poser le bivouac. Baignade bien agréable. La température
de l'air est moins élevée près de l'océan. Au moment de se mettre à table pour le repas, un chacal vient
tourner autour du campement.
Réveil tardif ce jour là. Nombreuses traces de pattes du chacal dans le sable autour des véhicules, mais nous ne le verrons pas ce jour là.
La mer est haute et semble continuer à monter. Baignade avant les préparatifs de départ et c'est sans empressement que nous levons le camp.
La brume du matin s'est dissipée. Nous essayons de rouler sur la plage, mais sommes rapidement coincés par un bras de mer au nord d'El Msid.
Nous attendons que la mer redescende. Va et vient incessant des crabes. Passage d'un vol de cormorans. Vers 13h, nous reprenons notre route.
La plage n'est pas encore dégagée et il n'est pas facile de trouver le bon endroit pour rouler. Le haut de la plage n'est pas régulier et
ne permet pas de rouler vite. On jardine un peu entre mer et petites dunettes. Dès que l'on quitte la plage, le sable sec se fait mou et
peu porteur.
Entre Tiouilit et Nouakchott, utile en cas de marée haute ou si vous ne souhaitez pas rouler sur la plage,
une piste parallèle à la mer longe la côte à quelques kilomètres à l'intérieur des terres. Cette piste figure assez bien marquée
sur les cartes IGN au 1/200000eme. Elle ne tardera d'ailleurs pas à être goudronnée car c'est également à cet endroit le tracé de la
future route Nouakchott Nouadhibou, le grand projet mauritanien pour 2004. En jardinant dans les dunes entre cette piste
et la plage, à hauteur
de Jreida (Coppolani) nous traversons sans le vouloir la base des "Marines" de Mauritanie. Accueuil sympatique mais il a faudra
attendre de réveiller le commandant de la base pour repartir. Arrivée sur Nouakchott par la piste qui traverse au Nord
de la ville la décharge municipale. Pleins d'essence, nous sommes contents de retrouver la civilisation mais un peu surpris
quand même par cette ville. Nous rejoignons alors l'hôtel Monotel, ex Novotel du groupe Accord. L'hôtel semble désert et pas
entretenu, le patio est cependant bien agréable avec la piscine et les douches bien appréciées.
Le lendemain, journée de repos bien méritée à Nouakchott. Visite de la ville, ses marchés, mosquées, son change "au noir", ses
minibus qui roulent on se demande comment... Le soir, nous voici en taxi pour un resto bien surprenant trouvé dans le guide du
routard. Vielle prune de France et bon vin dans un cadre Western, surprenant ! On se sent vraiment loin de chez soi, au bout du
monde, mais heureux d'être arrivés jusqu'ici. Il fait moins chaud près de l'océan, on dort bien la nuit.
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NOUAKCHOTT - NOUAMGHAR - NOUADHIBOU
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Début de la remontée. Même s'il reste de belles pistes, ça sent la fin. Nous attaquons la plage à marée haute. Pas agréable.
Ensablements dans les détritus à quelques kilomètres au Nord de Nouakchott. En tirant à la sangle l'un des véhicules ensablés,
son crochet lache et atterit dans mon pare brise arrière. On enlève les bouts de verre et entoure de scotch ce qu'il reste
de la vitre.
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REMONTEE
Malheureusement, mon véhicule ne rentrera pas directement jusqu’à la maison. Peu après Chatellerauld, il nous lache sur l’autoroute. Diagnostique : courroie de distribution. Le trajet se termine donc en voiture de location, après une nuit à l’hotel IBIS de Chatellerauld. J’ai pu reprendre mon véhicule deux semaines plus tard. Changement de culasse. Le garage Toyota de Chatellerauld a pris en garantie cette réparation, et facturé quelques consommables (huile, filtre à air).
Un superbe voyage, pour qui supporte la chaleur... De grands espaces qui donnent un sens au voyage. Le désert, quelques fois comme sur les cartes postales, mais bien plus saisissant de force, de beauté et d'immensité. On y retournera !
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REFERENCES - GUIDES
Il existe une bibliographie importante sur la Mauritanie, mais peu de guides touristiques. Cela peut évoluer avec le développement des agences de voyage proposant des méharées et circuits de découverte du désert et la normalisation de la frontière avec le Maroc. Ci-dessous les principaux ouvrages qui nous ont permis de préparer ce voyage. Attention cependant, la situation dans le pays évolue, et plusieurs informations sur les hôtels / auberges et / ou sur les formalités peuvent être dépassées. Ces guides se trouvent facilement en France dans les librairies spécialisées sur le voyage.
• MAURITANIE AU GPS – Editions TAKLA MAKANE. Le plus complet et innovant pour les pistes proposées
et les points GPS fournis. Une mine d’informations complémentaires sur les sites visités et la vie en
Mauritanie en général. Un incontournable pour voyager en 4x4 (ou 2cv) dans ce pays.
Si vous ne devez emporter qu'un seul guide, que ce soit celui-ci.
• OBJECTIF AVENTURE – MAURITANIE – Guides Arthaud. Très interessant pour la description qui est faite des pistes et des sites à voir. Pas de points GPS mais une série d’indications sur les pistes qui permet de s’y reconnaître au terrain. Un complément vraiment utile au guide précédent.
• GUIDE DU ROUTARD – AFRIQUE NOIRE – Hachette. On ne présente plus les guides du routard. On aime ou on n’aime pas. Utile, mais insuffisant. Sur la partie MAURITANIE, nombreuses informations dépassées.
• GUIDE BLEU – SAHARA – Hachette
Outre les ouvrages de référence ci-dessus facilement accessibles en France, nous avons trouvé à l’auberge des Caravanes à CHINGUETTI un petit guide GPS très bien fait : Collection « Découverte de la Mauritanie » - l’Adrar (2) – Editions Sépia. Il existe aussi dans la même série un volume sur ATAR et ses environs, ainsi que sur la piste de ATAR à OUALATA en passant par TIDJIKJA et TICHIT. Description succincte mais intéressante des pistes, principaux points GPS, indication des principaux sites à visiter. Il serait intéressant de se procurer les autres guides de la même collection, mais je ne sais pas s’ils sont disponibles en France.
REFERENCES - CARTES PAPIER
Ces cartes papier utilisées pour une vue générale du trajet ne suffisent pas à la navigation sur les pistes. Elles sont intéressantes pour une vue d’ensemble du parcours (d’autres cartes papier plus précises existent, mais nous avons utilisé pour la navigation les informations sur cartes numérisées).
• Michelin – Afrique Nord et Ouest – 953 – 1/4000000. Bonne vue générale.
• Michelin – Maroc – 959 – 1/800000. Pour traverser le pays (et compter les kilomètres qui n’en finissent pas dans le sud ;-)
• IGN – Mauritanie – 1/2500000. La seule carte générale du pays que j’ai pu trouver. Belle carte, les principales pistes sont indiquées.
REFERENCES - NAVIGATION
Logiciel TOURATECH QUOVADIS (TTQV) pour la préparation des routes et points GPS et l’utilisation des cartes numériques sur CD.
Cartes numériques utilisés :
• Cartes TPC US – Afrique du Nord – Ouest – 1/500000
• Cartes russes Afrique du Nord – Ouest – 1/500000
• Cartes IGN – Mauritanie – 1/250000
• Photos satellite (obtenues gracieusement sur le site sahara-info.ch)
Création des routes sur la base :
• Points GPS du guide « Mauritanie au GPS »
• Traces et points GPS de parcours en Mauritanie d’autres voyageurs (je remercie en particulier les membres de la liste Explo4x4 qui ont librement apporté leurs informations).
• Estimation de points GPS relevés sur les cartes numérisées
Le listing des routes utilisées, des points GPS relevés lors du trajet et des traces suivies sera publié sur ce site au fur et à mesure de sa mise en place. N'hésitez pas à m'envoyer un e-mail pour toute question.
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