Après un premier voyage en Mauritanie en août 2002, nous souhaitions
retourner dans ce pays et poursuivre jusqu'à Dakar au Sénégal en
passant par le Mali. Nous avons choisi pour ce voyage une saison
moins chaude : janvier.
Pour un aperçu du trajet dans sa globalité, cliquez sur
l'image de la carte ci-contre. Les principaux points de
passage de notre itinéraire : Nouadhibou, Atar, Chinguetti,
Tidjikja, Kiffa, Kayes, Bafoulabé, Manantali, Kedougou,
Tambacounda, Dakar, Saint-Louis, Nouakchott et retour à
Nouadhibou par la plage et le parc du Banc d'Arguin.
Préparatifs comme pour les autres voyages mais
avec plus de choses à prévoir du fait du nombre important de bivouacs
prévus, et de la longueur du trajet. Révision importante du 4x4,
qui même s'il n'affiche pas beaucoup
de kilomètres compte déjà sur deux mains le nombre de ses voyages
en Afrique. Le démarreur me lâche quelques jours avant le départ,
juste avant les fêtes de Noël. Heureusement, réparation effectuée
le mardi 30, chargement le soir, et nous sommes prêt à partir.
PARIS - ALGECIRAS
Du mardi 30 décembre au samedi 3 janvier. Environ
2000 kms – Autoroute et Voies rapides.
Nous sommes parti de Rochefort en Yvelines le mardi 30 décembre
2003 au soir, pour rejoindre des amis à Revel pour passer le réveillon
du 31. Le 1er janvier, quelques flocons de neige et un froid de
canard. Départ de Revel le 2, direction l'Espagne.
Sur une carte de France, j'ai vu une autoroute qui se dirigeait
au Sud de San Sebastian vers Pampelone; sans chercher plus loin,
je m'y suis engagé (au lieu de prendre par Bilbao et Burgos). Résultat,
quelques centaines de kilomètres sur les petites routes espagnoles
entre Pampelone et Madrid. Etape à l'hôtel (Tryp El Hidalgo - Sortie
pk 194) à 200 kms au sud de Madrid (Valdepenas), sur le bord de
la route nationale à deux voies. Arrivée vers 21h30. Bon repas.
Hôtel confortable.
Nous rejoignons l'équipe à l'hôtel San Bernardo
à Algeciras le 3 janvier au soir. Repas à l'hôtel. Premier
briefing après le repas. Récupération de billets bateau
retour et des assurances, avec le coupe vent ;-)
Le lendemain, lever à 4h pour départ à 5. Premier bateau
pour Ceuta. Traversée rapide. Pleins de gasoil à Ceuta en
détaxe : 0,46 Euros le litre. Toujours le seul même guichet
ouvert à la douane marocaine à Ceuta pour les passeports.
Une bonne heure d'attente, mais pas de problème particulier.
Les CBs et GPS sont passés sans soucis, rangés au fond des
malles. Pour le paysage, nous rejoignons Tanger par la côte.
Très belle route. Nous croisons plusieurs véhicules du Dakar
entre Tanger et Kenitra. Route un peu longue pour rejoindre
Essaouira. C'est une longue étape. Nuit le 4 au soir à l'hôtel
Ryad Mogador. Assez bon hôtel, mais sans alcool.
Lundi 5 janvier - route d'Essaouira à Ksar Tafnidilt à l'embouchure
de l'oued Draa. Etape pas trop longue et sans problèmes.
Bonne installation à Ksar Tafinidilt. Coin sympa et pause
à recommender sur la route du sud.
Mardi 6 janvier, route de Tafnidilt à Dakhla. Nombreux contrôles
de police et gendarmerie sur le trajet, souvent à l'entrée
des villes. Grâce au passage en groupe, les contrôles sont
assez rapides, généralement limités à la remise des fiches
de voyage préparées avant le départ. Première station essence
détaxée : 2,70 dirhams le litre de gasoil. Longue route
monotone (étape de 850 kms), nous arrivons à Dakhla juste
avant le coucher du soleil. Bivouac sur la presqu'île une
quinzaine de kilomètres avant Dakhla.
Mercredi 7 janvier. Il s'est mis à pleuvoir dans la nuit,
et les gouttes nous suivent jusqu'à la frontière marocaine.
A la dernière station essence avant la sortie du maroc,
plus de gasoil. Petite erreur du roadbook qui indique une
autre station 30 kms plus loin. Formalités d'enregistrement
de sortie du véhicule. Le temps de commencer les démarches,
la douane ferme pour la pause déjeuner. Temps d'attente
assez long pour l'enregistrement des véhicules à trois guichets
successifs, et après le dernier contrôle militaire marocain,
nous voila sur le No Man's Land entre les deux frontières.
Début de la première piste pour rejoindre l'ancienne route
espagnole qui n'a de route que le nom.
Au premier contrôle militaire côté mauritanien, nous rencontrons
Mohamed Artouro qui nous avait fait les démarches d'entrées,
assurances et reçu dans son auberge lors de notre précédent
voyage en août 2002. Il attend un groupe d'espagnols.
Passage de la frontière mauritanienne sans encombres. L'organisation
a préparé les démarches et cela rend les différentes étapes
à suivre plus rapides et simplifiées. Nous faisons le plein
des réserves de gasoil pour l'étape du lendemain car le
prochain ravitaillement n'est pas attendu avant Atar. Lorsque
vous faites le plein, soyez vigilant au fait que le pompiste
remette bien le compteur à zéro avant de vous servir, nous
avons eu une petite accroche avec l'une des stations à Nouadhibou
à ce sujet.
Artouro ne pourra pas passer nous voir ce soir là à l'hôtel,
mais nous fera un magnifique cadeau d'habits traditionnels
pour mon épouse et moi même. Etape confortable (relativement
aux hébergements possibles en Mauritanie) à l'hôtel El Jezirah
à Nouadhibou. Repas traditionnel servi sous tente. Chambre
simple mais avec une bonne douche chaude.
Jeudi 8 janvier : Beau temps à nouveau. Départ pour Atar
par la piste le long de la voie ferrée. Premier croisement
du célèbre train minéralier. Un tendeur mal attaché sur
ma galerie bouge et ouvre un bidon de gasoil. Attention
au chargement sur les galeries. Rien ne doit bouger. Piste
facile à suivre au début entre la route en construction
et la voie ferrée, roulante par endroits, un peu caillouteuse
sur d'autres. Nous quittons la route en construction avant
d'arriver au village de Bou Lanouar. La piste devient alors
de plus en plus sableuse, et traverse ensuite quelques cordons
de dunes. Nous aidons quelques uns à se désensabler au milieu
de l'après midi. Les véhicules de notre petit groupe passent
assez bien dans le sable, sauf le Patrol qu'il faut parfois
aider. L'étape est assez longue, nous arrivons de nuit au
campement de Ben Amira. Nous couchons sous de grandes tentes
sont installées pour l'occasion près du grand monolithe
d'Aicha.
Vendredi 9 janvier : Début de la traversée de beaux cordons
de dunes en hors piste pour quitter la voie ferrée et prendre
au cap en direction d'Atar. L'organisateur de Sud Expé ouvre
le passage, ce qui minimise les risques et permet à chacun
de se familiariser avec la conduite dans les dunes. La traversée
des deux premiers cordons nous entraîne jusqu'au déjeuner,
pause près d'un rocher dans les dunes. Entre chaque cordon
de vastes plateaux désertiques très roulants au sol sableux.
Nous rejoignons la piste d'Atar en milieu d'après midi.
Quelques passages roulants mais aussi pas mal de tôle ondulée.
J'ai horreur de ce terrain, on a l'impression en permanence
que le véhicule va se disloquer un milliers de petits morceaux.
Première crevaison de l'un des véhicules de notre groupe.
On se rapproche des premières falaises de l'Adrar. Jolie
passe d'El Mels. Puis dans la vallée avant la seconde passe
Te n Zak, deux motos et un camion d'assistance du Paris-Dakar
nous rejoignent. Des rescapés de la très longue étape TanTan
Atar du rallye. Nous rejoignons Atar en fin d'après midi.
Pleins d'essence, quelques courses, réparation de la roue
crevée. Nous reprenons alors la piste pour Chinguetti car
l'hôtel initialement prévu à Atar n'a plus de place. Dommage,
car nous ferons la piste d'Atar à Chinguetti de nuit, sans
passer par Amogjiar. Piste roulante bien tracée, par la
passe d'Ebnou (la passe est goudronée, mais plusieurs effondrements
de pierres). Arrivée assez tard à l'hôtel Fort Saganne à
Chinguetti. Douche et repas sous la tente dans la cour de
l'hôtel.
Samedi 10 janvier : Départ de Chinguetti pour Tidjikja.
Chacun profite de la cour de l'hôtel pour remettre en ordre
son 4x4. Début dans l'oued et dans les dunes, sable mou.
Après une vingtaine de kilomètres dans l'oued, on se laisse
entraîner par un gassi qui nous éloigne de quelques kilomètres
de la passe normalement utilisée pour traverser les dunes.
Un peu de "jardinage". L'occasion pour plusieurs de s'ensabler,
y compris pour l'organisateur un peu inquiet qui se plante
en venant nous rejoindre. Pause déjeuner à la sortie des
dunes. Nous avons pris un peu de retard. Puits de Bir Aroueitine,
puis col ensablé pour la traversée des rochers de Zarga.
Nous rejoignons alors la piste d'Atar à Tidjikja. Autre
panne sur un véhicule que nous aiderons à réparer (souflets
de cardans arrachés). Visite au centre du cratère d'Aouleoul
au contour bien reconnaissable sur le terrain, et visible
sur les photos satellite. Plateau peu roulant de cailloux
et de sable jusqu'à la plaine de Lebchir, puis à nouveau
passage d'un col empierré peu avant le coucher du soleil.
Jolie vue sur la plaine derrière nous. Nous rejoignons le
bivouac à la sebkha d'Er Rekham à la nuit tombée (19h).
Nous avons parcouru 135 kilomètres.
Dimanche 11 janvier : Reprise de la piste vers 8 heures.
Piste assez roulante pour cette journée, dans les oueds
et les plaines. Traversée de petites dunettes, au cours
de laquelle nous verrons s'enfuir un fennec. Quelques zones
de paturage qui paraissent vraiment verts pour le désert,
il a bien plu cette année. Pause déjeuner agréable sous
un accacia avant la passe de Touajil. Il fait beau et chaud.
Rencontre avec quelques femmes nomades qui viennent nous
proposer divers objets. Nous ramènerons un joli piquet de
support de tente en bois travaillé. Passage à l'épave d'un
Pajero du Dakar (je ne sais pas quelle année mais assez
ancien). Après traversée des dunes de l'Oued El Khatt, arrivée
tôt dans l'après midi au nord de l'oued Rachid, point de
bivouac prévu pour aujourd'hui. Cela nous laisse le temps
d'un repos sous un bel accacia, avant de nous installer
dans les dunes près de l'oued pour le bivouac. Douche dans
le désert, magnifique coucher de soleil, et soirée agréable.
Lundi 12 janvier : Nous remontons l'oued Rachid jusqu'à
la guelta de Taoujafet. Pause à la Guelta avant de remonter
la grande dune de Taoujafet qui permet de passer de l'autre
côté de l'oued. Nous suivons l'oued jusqu'à Rachid. Nouvelle
épave (récente celle ci) d'un véhicule du Dakar peu après
Rachid. Quelques erreurs en suivant de mauvaises traces
à la fin de l'oued, et nous rejoignons Tidjikja peu avant
midi. Pleins de gasoil. Quelques courses à la station service.
Achat de pain. Nous quittons Tidjikja par la route goudronnée
de Moudjeria, puis piste vers le Sud Est pour rejoindre
la guelta d'El Gheddiya. Nous aurons juste le temps d'apercevoir
le crocodile en arrivant avant qu'il ne retourne à l'eau.
Reste d'une époque où l'eau était bien plus présente au
Sahara. En continuanat vers le Sud, l'herbe et les arbres
se font plus hauts, premiers tours de roue dans des paysages
de savane. Bivouac au pied du guelb Dabdat où nous avons
suffisamment de bois mort autour du campement pour un feu
de camp agréable.
Mardi 13 janvier : Plateau rocheux avant d'arriver à la
passe de Néma : environ 25 kilomètres de traversée entre
de grandes dunes qui grimpent à l'assaut des roches, avec
de profonds canyons. Piste assez roulante ensuite dans du
sable recouvert d'herbe vers Boumdeit et Kiffa. Pleins d'essence
à Kiffa, hôtel auberge à la sortie Ouest de la ville.
Mercredi 14 janvier : Belles pistes roulantes à travers
la savane pour rejoindre le Mali. Premiers grands baobabs
et villages de cases. Quelques jolies rivières et de superbes
petits baobabs en fleurs. Nous passons les derniers village
mauritaniens de Kankossa et Bilikouate. Bivouac dans la
savanne au nord de Kayes, au milieu des Zebu. Attention
aux risques d'incendie très importants avec cette herbe
sèche.
Jeudi 15 janvier : Nous rejoignons Kayes pour les démarches
d'entrée au Mali. Pleins d'essence, change en Francs CFA,
et repas dans un petit restaurant de la ville. Un vent assez
fort soulève la poussière et le ciel est couvert. Après
obtention des visas, nous remontons la rive Sud du fleuve
Sénégal. Nombreux petits villages très beau près du fleuve.
Paysages de brousse que nous traverserons plusieurs jours
jusqu'au Sénégal. Arrivée à 17h30 au site fabuleux des chutes
de Gouina pour le bivouac. Baignade dans le fleuve, la température
de l'eau est agréable. Coucher de soleil sur les chutes.
Vendredi 16 janvier : Petite piste le long du fleuve jusqu'à
Bafoulabe. Traversée du fleuve sur le bac, un moment à ne
pas manquer. C'est à Bafoulabé que débute le fleuve Sénégal,
créé par le fleuve Bakoye et le Bafing. Si vous traversez
en bac en venant de Kayes, précisez sur quelle rive vous
souhaitez aller. Petite piste jusqu'à Mahina (où il est
également possible de traverser mais en roulant sur le pont
de la voie ferrée). De Mahina, belle piste en latérite très
roulante jusqu'à Manantali, où nous traversons le Bafing
par un grand pont au pied du barrage. Direction plein Est
vers Koundian par une piste également roulante, puis à nouveau
petites pistes dans la brousse vers Nanifara. Bivouac peu
avant d'arriver au village de Kassama.
Samedi 17 janvier : Jolie descente d'une petite falaise
après le village de Kassama pour rejoindre la piste plus
roulante de Kenieba. Formalités de sortie du Mali. Pleins
de gasoil. Petite piste jusqu'à Koundam. Beau gué à traverser
sur le fleuve Falémé qui marque la frontière entre le Mali
et le Sénégal. Piste jusquà Saraya, puis route (avec nids
de poules) jusqu'à Kedougou. Ville animée dont nous profitons
pour quelques réparations sur les véhicules. Bierre La Gazelle.
Visas Sénégalais. Achat de quelques objets en bois dont
un masque surprenant. Belle piste de latérite roulante mais
très poussiéreuse vers Bandafassi, bivouac au bord de la
piste.
Dimanche 18 janvier : La piste est assez bonne jusqu'à Salémata.
Sortie du village de Salémata vers l'Ouest pas très facile
à trouver, petite piste ravinée qui monte entre les rochers.
A oubadji, nous payons les droits d'entrée pour le parc
du Niokolo Koba. Jolies pistes dans les arbres. Beaucoup
d'oiseaux aux couleurs parfois très vives, quelques singes
qui nous observent. De petites mares d'eau avec des fleurs,
et des termitières géantes. Nous passons par Dalama et Damenton,
puis traversée du fleuve Gambie sur un pont/gué près de
Simenti. Les crocodiles se sauvent dans l'eau à notre approche.
Hôtel à Simenti, belle vue de la terrasse du restaurant
sur une boucle du fleuve.
Lundi 19 janvier : Ballade en barque sur le fleuve Gambie
pour observer les animaux, puis piste et route en direction
de Dakar. Sur une déviation au bord de la route, Alain s'embourbe
jusqu'à la portière sur un chott pas vraiment sec. Je casse
un amortisseur sur la route remplie de nids de poules. Heureusement,
j'ai la pièce de rechange et le premier garage trouvé sur
le bord de la route peut me faire le changement. Nous arrivons
tard le soir à Dakar. Nuit à l'hôtel.
Mardi 20 janvier : Une journée de repos à l'hôtel à Dakar.
Visite du centre ville. Piscine.
Mercredi 21 janvier : Direction le lac Rose et ses salines.
Puis piste près de la plage en direction de Saint Louis.
L'embrayage du Patrol rend son âme sur la plage. C'est à
la barre qu'il faudra rejoindre Saint Louis, puis passer
la frontière mauritanienne au barrage de Diama. Passage
assez long, les douaniers sénégalais font du zèle. Bivouac
près de la digue.
Jeudi 22 janvier : Le lendemain, à cause du véhicule à remorquer,
nous rejoignons la route à Rosso. Nous arrivons à Nouakchott
en début d'après midi. Le garage Nissan a la pièce pour
réparer et ils changent l'embrayage en quelques heures,
mais nous laissons le groupe qui continue vers le banc d'Arguin.
Nous passons la nuit à l'hôtel Mercure à Nouakchott. Très
bel hôtel que nous apprécions après ces péripéties.
Vendredi 23 janvier : Il nous faut partir tôt si nous voulons
rejoindre le groupe samedi soir à Laayoune. Départ donc
à 6 heures du matin. Nous suivons la route jusqu'à Jreida
(Coppolani), puis la piste à l'intérieur des terres jusqu'à
Tiouilit. De Tiouilit à Nouamghar, nous ferons des bouts
sur la plage, et d'autres dans les dunes car la mer est
haute; entrecoupés de quelques traversées de Sebkhas. Nous
quittons le poste de contrôle d'entrée du banc d'Arguin
vers 11h30. Pistes roulantes, quelques traversées de chotts.
Dans la traversée de dunes de l'Azzefal, la patte de fixation
de mon amortisseur avant montre vraiment des signes de faiblesse,
et la fixation de l'amortisseur bouge dans son support ovalisé.
Resserrer le boulon ne suffit pas. Je colmatte avec des
bouts coupés de Silent Bloc et bouche le tout avec de la
pâte à durcir. La réparation tiendra jusqu'à Paris, mais
m'aura pris un peu plus d'une heure. Après les dunes, remontée
très roulante sur de grandes étendues désertiques entièrement
planes. Passage un peu à l'Ouest du puits de Bir El Gareb.
Après Morzoubba, le terrain devient moins roulant, avec
de nombreux rochers afleurants. Dernier bivouac au pied
d'une barcane.
Samedi 24 janvier : Départ à 6 heures du matin. Il fait
encore nuit. Le soleil se lève lorsque nous arrivons sur
la Sebkha au nord de la baie du Lévrier. Traversée de la
voie ferrée et direction la douane mauritanienne. Surprise,
les traces suivies à l'aller sont recouvertes par endroit
de sable, avec une dunette qui bouche la piste. Quelques
hésitations avant de décider de traverser quand même. Passage
de la douane mauritanienne sans encombre. Par contre, les
douaniers marocains nous ferons attendre à l'entrée avant
d'accepter de commencer les démarches. Nous rejoignons une
partie du groupe à Dakhla, et route jusqu'à Laayoune pour
la dernière soirée.
Dimanche 25 janvier et lundi 26 : pause d'une journée à
Essaouira. La ville est très belle et paraît entretenue.
Le tourisme s'y développe. Au retour de Mauritanie et Mali,
le Maroc paraît vraiment bien avancé. Traversée bateau le
mardi 27 à Ceuta en fin de journée. Petit hôtel en Espagne
au nord d'Algéciras, puis le lendemain, autre hôtel en Espagne
une centaine de kilomètres avant la frontière française.
Arrivée près de Paris le jeudi 29 janvier en fin d'après
midi.
Belle boucle. Difficile de faire plus en un mois. A cette saison,
nuits fraîches et belles journées. Il faut partir avec un véhicule
en bon état et bien révisé. Partir avec une organisation ajoute
quelques contraintes mais permet de faciliter les démarches au passage
des frontières et impose de se tenir à un programme pour les étapes.
Vraiment un beau voyage, qui donne envie de repartir...
Ci-dessous quelques ouvrages utiles à la préparation
de voyages dans ces pays. Ces guides se trouvent facilement en France
dans les librairies spécialisées sur le voyage.
• MAURITANIE AU GPS – Editions TAKLA MAKANE.
Complet et innovant pour les pistes proposées et les points GPS
fournis. Une mine d’informations complémentaires sur les sites visités
et la vie en Mauritanie en général. Un incontournable pour voyager
en 4x4 (ou 2cv) dans ce pays.
• OBJECTIF AVENTURE – MAURITANIE – Guides Arthaud. Très interessant
pour la description qui est faite des pistes et des sites à voir.
Pas de points GPS mais une série d’indications sur les pistes qui
permet de s’y reconnaître au terrain. Un complément vraiment utile
au guide précédent.
• OBJECTIF AVENTURE – MALI – Guides Arthaud. Même collection que
le précédent, mais avec points GPS correspondants aux itinéraires
décrits.
• GUIDE DU ROUTARD – AFRIQUE NOIRE – Hachette. On ne présente plus
les guides du routard. On aime ou on n’aime pas.
• GUIDE DU ROUTARD – SENEGAL – Hachette.
• LA ROUTE DES CARAVANES - Collection « Découverte de la Mauritanie
» - Editions Sépia. Description succincte mais intéressante des
pistes, principaux points GPS, indication des principaux sites à
visiter. Un petit guide très bien fait, en particulier pour la piste
de Atar à Tidjikja. (dans la même collection, description des pistes
autour du Guelb Er Richat).
REFERENCES - CARTES PAPIER
Ces cartes papier utilisées pour une vue générale
du trajet ne suffisent pas à la navigation sur les pistes. Elles
sont intéressantes pour une vue d’ensemble du parcours (d’autres
cartes papier plus précises existent, mais nous avons utilisé pour
la navigation les informations sur cartes numérisées).
• Carte de France et d'Espagne pour la descente.
• Michelin – Afrique Nord et Ouest – 953 – 1/4000000.
• Michelin – Maroc – 959 – 1/800000.
• IGN – Mauritanie – 1/2500000.
• IGN – Mali – 1/2500000.
• IGN – Sénégal – 1/2500000.
REFERENCES - NAVIGATION
Logiciel TOURATECH QUOVADIS (TTQV) pour la préparation
des routes et points GPS et l’utilisation des cartes numériques
sur CD.
Cartes numériques utilisés :
• Cartes TPC US – Afrique du Nord – Ouest – 1/500000
• Cartes russes Afrique du Nord – Ouest – 1/500000
• Cartes IGN – Mauritanie – 1/250000
• Photos satellite - équivalents 1/500000
Création des routes sur la base :
• Points GPS du guide « Mauritanie au GPS »
• Points GPS du guide « Mali - Objectif Aventure»
• Traces et points GPS de parcours d’autres voyageurs
• Estimation de points GPS relevés sur les cartes
numérisées